Mes parcours personnels et professionnels m’ont amenée à m’intéresser plus particulièrement à l’ESPT (Etat de Stress Post Traumatique).

En effet, militaire pendant 22 ans, j’ai côtoyé des personnels qui souffraient de ce syndrome dépressif du fait de ce qu’ils avaient vécu lors de missions opérationnelles. C’est d’ailleurs dans ce cadre que j’ai été initiée aux TOP (Techniques d’Optimisation du Potentiel) qui sont issues de la sophrologie.

Depuis, mon investissement comme bénévole auprès de l’association Solidarité Femmes, m’amène à accompagner des femmes ayant été exposées de façon récurrente ou ponctuelle à des situations de stress intense avec peur de mort imminente pour elles et/ou leurs enfants.

L’ESPT (État de Stress Post-Traumatique) se caractérise par des symptômes spécifiques suite à un évènement traumatique survenu dans un contexte paroxystique de mort, blessures graves, agressions sexuelles..

L’exposition est directe ou indirecte (individu, famille, amis, témoin).

Ces symptômes sont :  une reviviscence de l’évènement (flashs) à tout moment ; un comportement d’évitement (de tout ce qui peut évoquer le trauma de près ou de loin) ; une altération cognitive et émotionnelle (amnésie, honte, détachement…) et une hyperactivité neuronale (irritabilité, colères, difficultés de sommeil,…). Ces symptômes perdurent au delà d’un mois après l’évènement et entrainent souffrances et perturbations sociale, personnelle et professionnelle.

La sophrologie peut permettre à la personne concernée (en complément ou non d’une thérapie annexe, voire d’un traitement médicamenteux) de renouer avec ses sensations, de « déchoquer »,  de mobiliser ses ressources internes afin de repérer comment et à quels moments cet état se manifeste pour mettre en place les stratégies de contrôle qui l’aideront à surpasser son traumatisme.

C’est enfin un accompagnement non négligeable pour les personnes de l’entourage de l’individu souffrant d’ESPT, dont les conditions de vie sont également modifiées.

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